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Le 8 août 1974, Richard Nixon, 37ᵉ président des États-Unis, s’assoit pour ce qui sera son dernier déjeuner à la Maison-Blanche. Quelques morceaux d’ananas, un peu de fromage blanc et un verre de lait. Quelques heures plus tard, il apparaîtra à la télévision nationale pour annoncer l’impensable, sa démission.
Nixon n’était pas n’importe qui. Élu deux fois, artisan de l’ouverture diplomatique avec la Chine, dirigeant de la première puissance mondiale… Et pourtant, un scandale le Watergate a suffi à briser sa carrière, son image et son héritage politique.
Ce contraste est saisissant : d’un côté, l’homme le plus puissant du monde ; de l’autre, un repas d’une simplicité presque enfantine, avalé dans la solitude d’une chute inévitable.
Cette scène nous rappelle une vérité que nous oublions trop souvent : le pouvoir, la richesse, la gloire… tout peut s’écrouler en un instant. Ce qui reste, ce ne sont pas les titres, ni les privilèges, mais la trace que l’on laisse dans le cœur des autres.
Réfléchis un instant : si demain tout t’était retiré ton poste, ton argent, ta réputation que resterait-il de toi ? Quelle serait la valeur de ton nom ?
Nixon a quitté la Maison-Blanche dans la honte. Mais toi, comment veux-tu quitter ton histoire ? En héros qui a servi, ou en roi qui s’est perdu ?
La vraie réussite n’est pas ce que tu accumules, mais ce que tu bâtis pour durer.