Pourquoi nos nuits sont à l’abri des éternuements

Vous avez déjà eu l’impression d’éternuer en plein sommeil ? Illusion ! Si le souvenir peut sembler réel, le corps, lui, en est incapable. Ce phénomène surprenant révèle les mystères du cerveau endormi.

Un réflexe bien connu
L’Académie nationale de médecine définit l’éternuement comme un réflexe : une inspiration suivie d’une expiration brutale par le nez et la bouche. Il survient lorsqu’une stimulation mécanique, thermique, chimique, allergique ou inflammatoire excite les terminaisons nerveuses de la muqueuse nasale.

Pourquoi pas la nuit ?
Même lors des phases de sommeil lent ou léger, ce réflexe disparaît. Les muscles se relâchent, la température corporelle baisse, la pression artérielle diminue… et surtout, le cerveau se met en veille. Or, éternuer nécessite une activation corticale ou du tronc cérébral. Quand nous dormons, ces zones ne traitent plus les signaux venus du nez. Résultat : impossible d’éternuer en dormant.

Entre deux sommeils, oui !
Il peut arriver d’éternuer au moment où l’on se réveille ou juste avant de replonger dans le sommeil, car le cerveau est alors brièvement en état d’éveil. Mais une fois plongé dans les bras de Morphée, le réflexe s’éteint totalement.


Ce mystère nocturne illustre à quel point notre organisme se met en mode « économie » pendant le sommeil. Le corps se repose, le cerveau filtre les stimuli… et les éternuements attendent patiemment le retour à l’éveil pour se manifester.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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