Guinée-Bissau : Goodluck Jonathan conteste la version du coup d’État

Bissau/Abuja – L’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, en mission d’observation électorale pour le Forum des anciens de l’Afrique de l’Ouest, a livré une analyse surprenante de la crise en Guinée-Bissau. Selon lui, les événements du 28 novembre 2025 ne peuvent pas être qualifiés de véritable coup d’État.

Une déclaration qui interpelle
« Ce qui s’est passé en Guinée-Bissau n’était pas un coup d’État. C’est le président Umaro Embaló lui-même qui l’a annoncé. Pendant ces événements, c’est lui qui appelait les médias pour le clamer haut et fort. Je suis Nigérian et je sais comment les chefs d’État sont traités lors d’un coup d’État », a affirmé Jonathan.

Un rapatriement sous tension
Le dirigeant nigérian a également tenu à remercier le président Bola Tinubu et son homologue ivoirien Alassane Ouattara pour leur soutien. Alors que les deux pays s’apprêtaient à envoyer des avions pour rapatrier la délégation, c’est la Côte d’Ivoire, plus proche géographiquement et bénéficiant de relations privilégiées avec la Guinée-Bissau, qui a obtenu l’autorisation d’atterrir en premier. Le Nigeria a donc renoncé à intervenir.

Un témoignage qui relance le débat
Ces propos jettent une lumière nouvelle sur la crise bissau-guinéenne. Ils soulignent les ambiguïtés entourant la chute du président Embaló et interrogent sur la nature réelle des événements : coup d’État militaire ou manœuvre politique orchestrée.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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