CAN 2025 : Samuel Eto’o dénonce l’arbitrage et les dysfonctionnements lors du quart de finale Cameroun–Maroc

Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), a vivement critiqué l’organisation et l’arbitrage du quart de finale Cameroun–Maroc à la CAN 2025. Il dénonce la notification tardive de l’arbitre, des problèmes logistiques liés aux billets, et appelle la CAF à améliorer la transparence et l’équité pour éviter que les décisions ne favorisent une équipe au détriment d’une autre.

Le quart de finale de la CAN 2025, disputé à Rabat entre le Cameroun et le Maroc, a suscité une vive polémique. Le Maroc s’est imposé face aux Lions Indomptables, mais la rencontre a été marquée par des contestations sur l’arbitrage et des incidents organisationnels.

Samuel Eto’o, président de la FECAFOOT, s’est exprimé après le match pour dénoncer plusieurs irrégularités qui, selon lui, ont pesé sur la perception de la rencontre.

Dans une déclaration relayée par plusieurs médias africains, Eto’o a pointé plusieurs éléments. L’arbitre du match a été communiqué aux équipes la veille, vers 22 heures. Selon Eto’o, cela ne laissait pas le temps au Cameroun de contester ou de demander un remplacement en cas de doute sur l’impartialité. L’ambassadeur du Cameroun à Rabat s’est retrouvé, à moins de deux heures du coup d’envoi, sans ticket pour assister au match. Pour Eto’o, ce type de désorganisation est « dommageable » et indigne d’une compétition de ce niveau. Eto’o a rappelé que des faits de jeu comme un carton rouge ou un penalty peuvent changer totalement le cours d’un match. Il a rejeté les critiques affirmant que le Cameroun n’avait pas tiré au but, soulignant que l’équité des décisions est plus importante que les statistiques. Il insiste pour que les pratiques de la CAF soient améliorées afin que les décisions ne favorisent ni le Cameroun, ni le Maroc, ni aucune autre équipe.

Eto’o avait déjà manifesté sa colère pendant le match, sous les yeux du président de la CAF Patrice Motsepe et du président de la Fédération marocaine Fouzi Lekjaa Africa Foot United. Ses propos ont été jugés mesurés par rapport à son attitude en tribune, mais ils traduisent une volonté de pousser la CAF à revoir ses procédures La Gazette du Fennec. La CAF a par la suite sanctionné Eto’o pour son comportement jugé excessif lors de ce quart de finale Onze Mondial.

Cette sortie d’Eto’o illustre : La fragilité de la gouvernance sportive africaine, où les décisions arbitrales et organisationnelles sont souvent contestées. La tension entre fédérations, notamment entre le Cameroun et le Maroc, deux grandes nations du football africain. La nécessité de renforcer la transparence, afin que les compétitions soient perçues comme équitables et crédibles.

Le quart de finale Cameroun–Maroc de la CAN 2025 restera marqué par la polémique. Samuel Eto’o, en dénonçant les dysfonctionnements, met en lumière les défis persistants du football africain : garantir une organisation irréprochable et un arbitrage impartial. Son appel à la réforme résonne comme une exigence de crédibilité pour l’avenir des compétitions continentales.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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