Niamey 2026 : l’UE reconnaît l’AES et ouvre la voie à un dialogue stratégique au Sahel

L’Union européenne reconnaît officiellement la Confédération des États du Sahel (AES) et appelle à un dialogue renforcé, marquant un tournant diplomatique majeur dans les relations entre Bruxelles et les pays du Sahel.

João Gomes Cravinho, représentant spécial de l’Union européenne (UE) pour le Sahel reconnait de la Confédération des États du Sahel (AES), regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Pour les autorités, il faut relancer un dialogue politique et sécuritaire entre l’UE et l’AES, après plusieurs années de tensions liées aux coups d’État militaires et aux réorientations diplomatiques des pays membres. Digital Magazine Burkina

Points essentiels de la déclaration

L’UE acte l’existence institutionnelle de l’AES, une confédération née en 2024 suite aux coup d’Etat. Bruxelles plaide pour une coopération accrue sur les enjeux sécuritaires, économiques et humanitaires. L’UE veut aligner ses priorités avec celles des États du Sahel, dans le respect de leur souveraineté. Cette reconnaissance marque une rupture avec la posture précédente de l’UE, souvent perçue comme distante ou critique vis-à-vis des régimes militaires. Digital Magazine Burkina

Enjeux pour la région : Lutte contre le terrorisme et les groupes armés dans le Sahel, soutien aux projets de développement et à la résilience des populations, réduction de l’isolement international des pays membres de l’AES. L’UE cherche à contrebalancer l’influence croissante de la Russie et d’autres acteurs dans la région.

Les pays de l’AES exigent une coopération basée sur le respect mutuel et non sur des conditionnalités. L’AES doit encore consolider ses institutions pour peser dans les négociations. Les citoyens attendent des retombées concrètes en matière de sécurité et de développement.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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