0076/HAAC/01-2023/pl/P
Le président syrien Ahmad al-Charia, ancien chef djihadiste devenu chef d’État après la chute de Bachar al-Assad en 2024, est arrivé à Moscou le 28 janvier 2026 pour des entretiens stratégiques avec son homologue russe Vladimir Poutine.
La chute de Bachar al-Assad, allié historique de Moscou, a bouleversé l’équilibre régional. La Russie, qui avait soutenu Assad militairement et diplomatiquement, cherche désormais à préserver ses intérêts en Syrie malgré le changement de pouvoir. Les bases militaires russes, héritées de la période soviétique, constituent l’enjeu principal de cette relation bilatérale.
Objectifs de la visite
- Consolider les liens diplomatiques entre Moscou et Damas.
- Garantir la pérennité des bases militaires russes en Syrie, notamment à Tartous et Hmeimim.
- Explorer de nouvelles formes de coopération économique et sécuritaire dans un contexte régional instable.
Maintenir une présence stratégique au Moyen-Orient, démontrer sa capacité à s’adapter aux changements de régime et conserver un levier d’influence face aux États-Unis et à l’OTAN. Obtenir un soutien politique et militaire indispensable pour consolider le pouvoir d’Ahmad al-Charia, tout en rassurant ses partenaires régionaux. Cette rencontre pourrait redéfinir les équilibres, notamment vis-à-vis de l’Iran et de la Turquie, acteurs influents dans le dossier syrien.
La visite d’Ahmad al-Charia à Moscou illustre la volonté du Kremlin de ne pas perdre son ancrage syrien, malgré la disparition d’Assad. Elle marque aussi une tentative de légitimation internationale du nouveau président syrien, dont le passé djihadiste suscite des interrogations.
La rencontre entre Ahmad al-Charia et Vladimir Poutine s’inscrit dans une logique de continuité stratégique pour la Russie et de recherche de légitimité pour le nouveau pouvoir syrien. Les bases militaires russes apparaissent comme le cœur des négociations, mais au-delà, c’est l’avenir des relations syro-russes et l’équilibre du Moyen-Orient qui se jouent à Moscou.





