Attaque de l’aéroport de Niamey : Tiani félicite l’armée nigérienne et accuse Paris, Cotonou et Abidjan

Au lendemain de l’attaque armée contre l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, la capitale nigérienne a progressivement retrouvé son rythme habituel ce jeudi 29 janvier 2026. L’assaut, survenu dans la nuit de mercredi à jeudi, a visé la base aérienne 101, située dans la zone de l’escadrille nationale.

Selon le ministère nigérien de la Défense, l’opération s’est soldée par : 20 assaillants neutralisés, qualifiés de « mercenaires ». 11 interpellations. 4 soldats nigériens grièvement blessés.
La télévision publique RTN a par ailleurs affirmé qu’un ressortissant français figurait parmi les assaillants tués, sans fournir de preuves tangibles à ce stade.

Le chef de la junte, Abdourahamane Tiani, s’est rendu sur les lieux pour saluer la « prompte réaction » des forces nigériennes et de leurs partenaires russes, qui auraient repoussé l’attaque en une vingtaine de minutes. Dans un discours offensif, il a accusé les présidents Emmanuel Macron (France), Patrice Talon (Bénin) et Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire) d’être les « sponsors » des assaillants, sans avancer d’éléments concrets pour étayer ses propos.

Des dommages ont été signalés sur des aéronefs appartenant aux compagnies Asky Airlines et Air Côte d’Ivoire. Toutefois, l’aviation civile nigérienne a assuré que le trafic aérien se poursuivait normalement, afin de rassurer les voyageurs et les partenaires internationaux.

Cette attaque survient dans un climat de fortes tensions diplomatiques entre Niamey et plusieurs capitales ouest-africaines, notamment Cotonou et Abidjan, qui ont adopté des positions fermes contre la junte nigérienne depuis le coup d’État de juillet 2023. Elle illustre également la fragilité sécuritaire du pays, confronté à la fois aux menaces terroristes dans la zone des trois frontières et aux rivalités géopolitiques.

L’attaque de l’aéroport de Niamey met en lumière la vulnérabilité des infrastructures stratégiques et la complexité des enjeux sécuritaires au Niger. Si le pouvoir militaire se félicite de la réaction rapide de ses forces et de l’appui de ses alliés russes, les accusations portées contre Paris, Cotonou et Abidjan risquent d’accentuer les fractures diplomatiques régionales.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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