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Le prophète Cephas Antonio avait promis un direct explosif ce vendredi, annonçant qu’il dévoilerait les noms de pasteurs et Togolais accusés de boire du sang humain. L’attente était immense, les réseaux sociaux s’étaient enflammés, et des milliers de personnes s’étaient branchées pour assister à ce moment présenté comme une « vérité choc ». Pourtant, le contenu du live a pris une tournure inattendue : aucune liste n’a été révélée, et le discours s’est éloigné des promesses initiales.
Cette divergence a immédiatement suscité des interrogations. Beaucoup de spectateurs se sont demandé si Cephas Antonio avait subi des pressions, voire des menaces, qui l’auraient contraint à modifier son message. Dans un contexte togolais où les figures religieuses jouent un rôle social et politique majeur, un tel revirement ne pouvait passer inaperçu.
Sur TikTok et Facebook, les réactions ont été vives. Certains internautes ont exprimé leur déception, d’autres leur colère, estimant avoir été « dupés ». Des médias comme Le Neutre ont relayé des témoignages accablants, rappelant que Cephas Antonio est déjà un personnage controversé, parfois cité dans des affaires douteuses, notamment liées à des litiges fonciers. Cette réputation alimente le scepticisme autour de ses déclarations et renforce l’idée que ses sorties médiatiques sont autant stratégiques que spirituelles.
Ce live manqué met en lumière plusieurs enjeux : La crédibilité du prophète : en ne tenant pas ses promesses, Antonio fragilise son image auprès d’un public qui attendait des révélations spectaculaires. Les pressions possibles : dans un pays où les discours religieux peuvent avoir des répercussions politiques et sociales, il est plausible que des forces extérieures aient influencé son intervention. Le rôle des réseaux sociaux : la viralité des annonces et la rapidité des réactions montrent que la sphère numérique est devenue un espace central de contestation et de débat.
Au-delà du cas Antonio, cette affaire illustre la tension entre attentes populaires, influence religieuse et enjeux de pouvoir. Elle révèle aussi la fragilité de la frontière entre discours spirituel et instrumentalisation sociale.





