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Les pourparlers de paix entre la Russie et l’Ukraine, organisés aux Émirats arabes unis sous médiation américaine, sont actuellement dans l’impasse. La principale pierre d’achoppement reste la question des territoires conquis par Moscou depuis 2014. La Russie a réaffirmé qu’elle ne cédera ni la Crimée ni les zones du Donbass placées sous son contrôle, malgré les pressions internationales.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera et confirmées par plusieurs agences, les délégations russe et ukrainienne se sont retrouvées à Abu Dhabi fin janvier 2026 pour une deuxième série de discussions. Mais les exigences de Moscou se sont durcies : retrait des troupes ukrainiennes du Donbass et reconnaissance de la souveraineté russe sur les territoires annexés Aljazeera.
De son côté, Kiev refuse catégoriquement de se plier à ces conditions, considérées comme une capitulation. La situation militaire ne joue pas en faveur de l’Ukraine : après avoir brièvement pris pied dans la région de Koursk, ses forces ont perdu ce territoire, et elle ne contrôle actuellement aucun territoire russe. Cette absence de levier réduit considérablement sa capacité à négocier un échange territorial.
Les experts occidentaux estiment que le durcissement des positions russes est une mauvaise nouvelle pour l’Ukraine, qui se retrouve sans marge de manœuvre. Pour Moscou, maintenir la Crimée et le Donbass sous son autorité est une ligne rouge non négociable. Pour Kiev, céder ces territoires reviendrait à entériner une perte stratégique et symbolique majeure.
Les discussions trilatérales impliquant les États-Unis, la Russie et l’Ukraine devraient se poursuivre dans les prochaines semaines, mais l’impasse actuelle souligne la difficulté de parvenir à une solution durable. À l’approche du quatrième anniversaire de l’invasion russe de 2022, la guerre reste sans issue claire, et les perspectives de paix apparaissent plus fragiles que jamais ABC News The Kyiv Independent.





