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Le 20 janvier 2026, un drame s’est produit au large de Sfax, en Tunisie. Un couple ivoirien, résidant dans le quartier de Nourjafa2 à Tunis, a perdu la vie lors d’une traversée périlleuse en mer Méditerranée. Madame Affoué Kouamé, originaire du peuple Baoulé, et son compagnon connu sous le nom de Ahla, issu du peuple Akan, ont succombé à la noyade après le naufrage de l’embarcation qui les transportait.
Ce tragique événement s’inscrit dans une série de naufrages qui endeuillent régulièrement les côtes tunisiennes, particulièrement autour de Sfax, devenue l’un des principaux points de départ des migrants cherchant à rejoindre l’Europe. Les autorités locales et les organisations humanitaires alertent depuis plusieurs années sur l’ampleur de la crise migratoire en Méditerranée centrale, où des milliers de personnes risquent leur vie chaque année.
Selon les données de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 2 500 migrants ont trouvé la mort ou disparu en Méditerranée en 2025, un chiffre en hausse par rapport aux années précédentes. La Tunisie, en raison de sa proximité avec l’île italienne de Lampedusa, est devenue un passage privilégié mais extrêmement dangereux. Les embarcations utilisées sont souvent vétustes, surchargées et dépourvues de moyens de sécurité.
Le décès d’Affoué Kouamé et de son compagnon Ahla illustre la détresse de nombreux migrants africains, contraints de quitter leur pays d’origine pour des raisons économiques, sociales ou politiques, et confrontés à des conditions de voyage inhumaines. Les associations de défense des droits humains appellent une nouvelle fois à une coopération renforcée entre les pays africains, la Tunisie et l’Union européenne afin de mettre en place des voies légales et sûres de migration, et d’éviter que de telles tragédies ne se répètent.
Au-delà des statistiques, cette disparition rappelle que derrière chaque naufrage se cachent des vies, des familles et des histoires brisées. La communauté ivoirienne en Tunisie est en deuil, et cet événement ravive le débat sur la responsabilité collective face à la crise migratoire en Méditerranée.
Sources : Organisation internationale pour les migrations (OIM) – Rapports sur les décès en Méditerranée (2025). Actualités locales tunisiennes sur les naufrages au large de Sfax





