0076/HAAC/01-2023/pl/P
Le 30 janvier 2026, l’arbitre allemand Pascal Manuel Kaiser avait marqué les esprits en demandant son compagnon Moritz en mariage sur la pelouse du RheinEnergie-Stadion, juste avant le coup d’envoi du match de Bundesliga entre Cologne et Wolfsburg. Devant près de 50 000 spectateurs, son geste avait été salué comme un symbole fort d’inclusion dans le football, les images ayant fait le tour du monde et suscité un immense élan de soutien dans la communauté LGBT+.
Quelques jours après cet acte, Pascal Kaiser a été victime d’une agression homophobe à son domicile. Dans la nuit du 7 février, trois individus l’attendaient dans son jardin et l’ont violemment frappé. L’arbitre a été retrouvé avec de multiples ecchymoses, notamment autour des yeux. Selon son témoignage, il avait reçu la veille des menaces explicites mentionnant son adresse. La police, contactée, lui avait assuré qu’il n’y avait pas de danger immédiat. Vingt minutes après avoir reçu cette réponse, il a été pris pour cible .
Sa demande en mariage sur le terrain avait été perçue comme une avancée dans la lutte contre les discriminations dans le football. Depuis l’événement, lui et son compagnon étaient la cible de menaces homophobes sur les réseaux sociaux. Pascal Kaiser, 27 ans, est connu pour son implication contre les LGBTphobies dans le sport .
Réactions et inquiétudes
Cette agression a provoqué une vague d’indignation : Les associations LGBT+ dénoncent une recrudescence des violences homophobes dans le sport. Les médias allemands soulignent le contraste entre l’image d’ouverture véhiculée par sa demande en mariage et la brutalité de L’agression. Les autorités sont appelées à renforcer la protection des personnalités exposées à des menaces liées à leur orientation sexuelle .
La trajectoire de Pascal Kaiser illustre à la fois l’importance des gestes de visibilité dans le sport et les risques auxquels s’exposent ceux qui brisent les tabous. Son agression rappelle que, malgré des avancées, le chemin vers une pleine acceptation des personnes LGBT+ dans le football reste semé d’embûches.





