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La Corne de l’Afrique est de nouveau secouée par une flambée de tensions. Le 4 mars 2026, le Soudan a dénoncé une attaque de drones menée depuis le territoire éthiopien, visant des positions militaires dans l’État du Nil Bleu. Le ministère soudanais des Affaires étrangères a qualifié cette opération de « violation flagrante de la souveraineté nationale » et d’« acte d’agression », affirmant que Khartoum se réserve le droit de riposter RFI Afrik.com Africanews.
Depuis avril 2023, le Soudan est plongé dans une guerre interne opposant l’armée du général Abdel Fattah al-Burhan aux Forces de soutien rapide (FSR) dirigées par Mohamed Hamdan Daglo, dit Hemedti. Ce conflit, déjà meurtrier et déstabilisant, prend désormais une dimension régionale inquiétante. Les autorités soudanaises accusent l’Éthiopie de servir de base arrière aux paramilitaires, facilitant le lancement de drones et l’approvisionnement en armes Africanews.
Khartoum a fermement condamné l’attaque, dénonçant une atteinte grave à sa souveraineté. Le gouvernement soudanais a averti qu’il se réserve le droit de répondre par des mesures appropriées. De son côté, Addis-Abeba n’a pas encore réagi officiellement aux accusations, mais cette mise en cause directe marque une rupture dans les relations déjà fragiles entre les deux voisins.
Cette attaque soulève des inquiétudes quant à une possible extension du conflit soudanais au-delà de ses frontières. Les observateurs redoutent que l’implication de l’Éthiopie ne transforme la guerre civile en affrontement régional, avec des conséquences potentiellement dévastatrices pour la stabilité de la Corne de l’Afrique. Certains analystes évoquent même le spectre d’une confrontation internationale si les alliances régionales et les puissances étrangères s’en mêlent.
La communauté internationale suit de près cette évolution. Les organisations régionales et les partenaires étrangers appellent à la retenue et à une désescalade immédiate. Les diplomates insistent sur la nécessité d’un dialogue pour éviter que la rivalité frontalière et les accusations d’ingérence ne dégénèrent en conflit ouvert.





