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À Lomé, l’innovation ne se limite plus aux laboratoires ou aux amphithéâtres. Elle descend dans la rue, au marché, dans le quotidien des citoyens. Josué Smith Mahulé Avikpo, étudiant au Centre de Recherche en Énergie et Mécanique (CERME), vient de démontrer que l’université togolaise n’est pas une tour d’ivoire, mais un véritable atelier de solutions. Son projet : un tricycle électrique, pensé pour les réalités locales.
Dans une ville où la mobilité reste un défi majeur, ce tricycle n’est pas un gadget futuriste. Il est conçu pour circuler dans les rues parfois étroites, transporter des marchandises dans les marchés, et offrir une alternative économique et écologique aux motos et taxis traditionnels. L’innovation prend racine dans les besoins concrets des citoyens.
Ce projet illustre une transformation profonde : l’université togolaise ne forme plus seulement des spectateurs du développement, mais des acteurs capables de proposer des solutions adaptées. Josué Avikpo incarne cette jeunesse qui refuse l’attente et choisit l’action.
Au-delà de la prouesse technique, ce tricycle est un symbole. Il rappelle que la transition énergétique et la mobilité durable ne sont pas des concepts réservés aux grandes capitales mondiales. Elles peuvent naître ici, à Lomé, portées par des jeunes inventeurs qui croient en leurs talents et en leur pays.
Ce prototype est aussi un appel : à soutenir nos jeunes chercheurs, à investir dans leurs projets, à transformer les savoirs en actions. Car chaque invention qui répond à nos réalités est une pierre posée dans la construction d’un avenir plus autonome et durable.
En somme, le tricycle électrique de Josué Avikpo n’est pas seulement un véhicule. C’est une vision : celle d’une jeunesse togolaise qui prend en main son destin, qui transforme l’université en moteur de solutions, et qui prouve que l’innovation peut être à la fois locale, utile et porteuse d’espoir.





