0076/HAAC/01-2023/pl/P
Le Burkina Faso vient de franchir une étape stratégique dans sa quête d’autosuffisance laitière. Ce mercredi 11 mars 2026, à la station d’élevage de Loumbila, près de Ouagadougou, le ministre d’État Ismaël Sombié, en charge de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques, a procédé à la réception officielle de 710 vaches gestantes performantes importées du Brésil. La cérémonie s’est déroulée en présence de la gouverneure de la région de Oubri et de plusieurs acteurs du secteur agro-pastoral.
Selon Ardiouma Sirima, Directeur général du Centre de promotion de l’aviculture et de multiplication des animaux performants (CPAMAP), cette opération s’inscrit dans une politique gouvernementale visant à réduire la dépendance du pays aux importations de lait, évaluées à près de 22 milliards de F CFA par an. L’objectif est clair : renforcer le potentiel génétique du cheptel national et accroître la productivité locale.
Les vaches importées, âgées en moyenne de deux ans, présentent des capacités élevées de production laitière et offrent également des perspectives intéressantes pour l’embouche. Les projections du CPAMAP sont ambitieuses : 1,2 million de litres de lait devraient être produits dès cette année, et cette quantité pourrait être multipliée par trois d’ici cinq ans.
Le ministre Ismaël Sombié a insisté sur l’importance de la réussite de cette initiative, déclarant que « cette opération doit être un succès, de gré ou de force ». Cette déclaration traduit la volonté politique ferme de faire de l’élevage bovin performant un levier majeur de la souveraineté alimentaire du Burkina Faso.
Au-delà de la réduction des importations, cette démarche ouvre la voie à une valorisation accrue des filières locales, à la création d’emplois dans le secteur agro-pastoral et à une meilleure sécurité nutritionnelle pour les populations. Elle illustre également la stratégie du pays consistant à investir dans des solutions durables et innovantes pour répondre aux défis alimentaires et économiques.
En somme, l’arrivée de ces 710 vaches gestantes brésiliennes marque un tournant dans la politique agricole burkinabè, avec l’ambition de transformer le pays en un acteur régional compétitif dans la production laitière.





