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Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a lancé lundi un appel pressant aux distributeurs et aux consommateurs pour une utilisation parcimonieuse du carburant, alors que l’escalade du conflit au Moyen-Orient perturbe les approvisionnements mondiaux.
L’Éthiopie importe la totalité de ses produits pétroliers, ce qui la rend particulièrement exposée aux fluctuations du marché international. Depuis mars, la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran – voie de transit majeure du pétrole mondial – a accentué les difficultés d’approvisionnement pour de nombreux pays acheteurs.
Dans ce contexte, Abiy Ahmed a averti que les pays dépendants des importations de pétrole rencontrent des obstacles croissants. Il a appelé à une gestion rationnelle des ressources disponibles, en donnant la priorité aux secteurs essentiels :
- les transports publics,
- la santé,
- et la distribution alimentaire.
Cette hiérarchisation vise à limiter l’impact sur la population et à préserver les services vitaux en attendant une stabilisation de la situation internationale.
Le chef du gouvernement a insisté sur la nécessité d’une prise de conscience nationale. Selon lui, la sobriété énergétique n’est pas seulement une mesure conjoncturelle, mais un impératif stratégique pour réduire la vulnérabilité du pays face aux crises mondiales.
Si la fermeture du détroit d’Ormuz se prolonge, l’Éthiopie pourrait être contrainte d’accélérer ses efforts de diversification énergétique, notamment par le développement des énergies renouvelables. En attendant, l’appel du Premier ministre traduit une volonté de préparer la population à une gestion prudente des ressources, dans un contexte géopolitique incertain.





