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Le maintien du BAC I au Togo est largement critiqué : ce diplôme, appelé probatoire, n’a aucune valeur réelle sur le marché de l’emploi ni dans les concours nationaux et internationaux. Pourtant, le gouvernement continue de l’imposer comme étape intermédiaire avant le BAC II, invoquant des raisons pédagogiques et de contrôle académique.
Le BAC I n’est pas reconnu dans les concours administratifs ni dans les demandes d’emploi. Les élèves doivent obligatoirement poursuivre jusqu’au BAC II pour avoir un diplôme valorisable dev.lomeactu.com. Les familles dénoncent un coût financier et psychologique inutile, avec deux examens lourds au lieu d’un seul actulome.com. Les élèves togolais perdent une année dans un système qui n’offre pas d’équivalence internationale.
Les arguments du gouvernement
- Contrôle pédagogique : le BAC I est présenté comme un filtre permettant d’évaluer le niveau des élèves avant la Terminale.
- Réduction des échecs au BAC II : selon les autorités, cette étape intermédiaire permet de mieux préparer les candidats et d’éviter un taux d’échec trop élevé en fin de cycle echowebafrique.com.
- Tradition académique : le ministère de l’Éducation nationale défend la spécificité togolaise comme une garantie de rigueur.
En réalité, le BAC I fonctionne comme un examen de sélection qui fragilise les élèves issus de milieux modestes. Il entretient une inégalité sociale, car seuls ceux qui peuvent financer deux années d’examens et de préparation réussissent à franchir l’étape. Sur le plan international, il affaiblit la compétitivité des étudiants togolais, qui doivent justifier un diplôme intermédiaire sans valeur ajoutée.
Le maintien du BAC I au Togo illustre une résistance institutionnelle au changement. Alors que la plupart des pays francophones ont simplifié leur système, le Togo persiste dans une logique de double examen qui pénalise ses élèves. La question reste ouverte : s’agit-il d’un véritable outil pédagogique ou d’un archaïsme bureaucratique qui freine l’avenir académique et professionnel des jeunes Togolais ?





