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La finale de la Coupe d’Afrique des Nations, censée être une célébration du football africain, s’est transformée en un champ de polémiques. Les décisions arbitrales de Jean Jacques Ndala, arbitre central congolais, ont suscité une vague d’indignation et d’accusations de partialité. En l’espace de quelques minutes, des choix contestés ont bouleversé le cours du match, alimentant la thèse d’une « mission commandée » pour offrir au Maroc son véritable premier sacre continental.
À la 90+2e minute, une action sénégalaise prometteuse est stoppée, juste après un duel perdu par Hakimi face à Abdoulaye Seck. La VAR, pourtant censée garantir l’équité, reste muette. Trois minutes plus tard, un centre marocain trouve Youssef En-Nesyri, en position de hors-jeu manifeste. Là encore, ni l’arbitre de touche ni la VAR n’interviennent. À la 90+6e minute, un pénalty est accordé au Maroc, consécutif à un corner obtenu sur cette action litigieuse. La VAR, silencieuse sur le hors-jeu, se montre soudain active pour valider la sanction.
Ces successions de décisions en faveur du Maroc, concentrées dans un laps de quatre minutes, ont nourri la conviction que l’arbitre Ndala n’était pas simplement défaillant, mais volontairement orienté.
Philippe Doucet, journaliste français, a révélé que Ndala aurait rédigé deux rapports après le match. Dans le second, il explique avoir voulu arrêter la rencontre, mais en aurait été dissuadé par le président de la Commission des arbitres, Olivier Sabari, lui aussi congolais. Ce dernier lui aurait intimé de ne pas appliquer le règlement et de ne pas sanctionner les joueurs sénégalais. Cette révélation, si elle se confirme, jette une lumière crue sur les coulisses de l’arbitrage africain et sur la possible complicité institutionnelle.
La désignation de Ndala à la veille de la finale par son compatriote Sabari est interprétée par certains comme une manœuvre délibérée. L’idée que l’arbitre central ait été choisi pour « faire le sale boulot » alimente la thèse d’une corruption orchestrée. Les critiques pointent également la responsabilité de la VAR et de la CAF, accusées d’avoir fermé les yeux sur des irrégularités flagrantes.
Face à ces accusations, de nombreuses voix réclament une enquête indépendante. Le président de la CAF, Patrice Motsepe, est lui aussi cité dans les critiques, accusé de « corruption certifiée ». Si ces allégations sont graves, elles nécessitent une investigation transparente pour préserver la crédibilité du football africain. Car au-delà du Maroc, c’est l’image de la CAN qui est en jeu.
La finale de la CAN, au lieu d’être un moment d’unité et de fierté, risque de rester dans l’histoire comme un symbole de controverse. Les soupçons de manipulation arbitrale et de corruption institutionnelle appellent à une clarification urgente. Le football africain mérite mieux que des victoires entachées de doutes. Seule une enquête internationale pourra rétablir la confiance et garantir que la passion du sport ne soit jamais sacrifiée sur l’autel des arrangements obscurs.





