Togo/Avé 2 : Quand l’état civil devient un terrain fertile pour la fraude

La déclaration de naissance est censée être un acte simple, gratuit et accessible à tous. Pourtant, dans la commune d’Avé 2, notamment à Aképé, des témoignages révèlent un système parallèle où des agents d’état civil exigeraient des paiements illégaux de 1000 FCFA auprès des citoyens. Cette pratique, loin d’être isolée, semble s’inscrire dans une complicité tacite entre certains agents du bureau d’état civil et des responsables municipaux, au détriment des familles déjà fragilisées par les charges quotidiennes.

Or, dans la pratique, des agents exigent des sommes indues, transformant un droit fondamental en une source de revenus informels. Cette situation fragilise la confiance des citoyens envers l’administration et compromet l’accès des enfants à une identité légale.


« À Aképé, un père raconte avoir dû verser 1000 FCFA pour enregistrer la naissance de son enfant. » L’agent d’état civil, difficile à joindre, l’a reçu dans un lieu “déplorable”, loin du bureau officiel. La mairie, censée superviser ces démarches, n’a pas apporté de réponse claire malgré une plainte adressée au maire.

Le citoyen, frustré, s’interroge : ces frais illégaux sont-ils le fruit d’une complicité organisée entre les agents d’état civil et certains responsables municipaux ?

Les faits laissent penser à un système bien rodé : Les agents d’état civil profitent de la méconnaissance des citoyens pour imposer des frais inexistants. Les responsables municipaux, par leur silence ou leur absence de réaction, cautionnent implicitement ces pratiques. Les familles d’Aképé et des environs se retrouvent contraintes de payer pour un service qui devrait être gratuit.

Cette complicité présumée constitue une fraude institutionnalisée, qui détourne la mission première de l’état civil : protéger les droits des enfants et des familles.

Les 1000 FCFA : un gain personnel
Contrairement à ce que certains agents laissent entendre, ces frais ne sont pas destinés au fonctionnement du service ni au salaire des agents.

  • Les agents d’état civil sont rémunérés par la commune ou l’État.
  • Les 1000 FCFA exigés sont donc un gain personnel illégal, relevant de la corruption.

Conséquences graves pour les citoyens

  • Risque que l’acte de naissance ne soit pas correctement enregistré.
  • Blocage futur pour l’inscription scolaire, l’accès aux soins ou l’obtention de documents d’identité.
  • Sentiment d’injustice et de méfiance envers l’administration locale.


La situation à Aképé et dans la commune d’Avé 2 illustre un problème plus large : la corruption au sein des services publics. La déclaration de naissance, censée être gratuite et accessible, devient un terrain fertile pour la fraude. Les citoyens, en dénonçant ces pratiques et en exigeant des comptes, peuvent contribuer à restaurer la transparence et à protéger l’avenir de leurs enfants.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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