0076/HAAC/01-2023/pl/P
À Dapaong, une affaire correctionnelle récente illustre la fragilité des relations amoureuses et la manière dont elles peuvent basculer vers le judiciaire. Le jeune S.Y, la trentaine, a été condamné à 36 mois de prison dont 35 avec sursis, à la suite d’une plainte déposée par M.M, 17 ans, domiciliée à Naki-Ouest.
Leur rencontre remonte à novembre 2025, lorsque S.Y, de retour d’aventure, déclare sa flamme à la jeune fille. Rapidement, les deux se présentent aux parents de M.M, qui acceptent l’idée d’un mariage mais posent une condition : une cérémonie fastueuse, « à l’euro », devenue coutume dans la localité. Incapable de satisfaire cette exigence, S.Y voit la relation se tendre.
À la barre, M.M accuse son ancien compagnon de menaces de mort, affirmant qu’il lui aurait montré une amulette pour l’effrayer. S.Y reconnaît avoir voulu intimider, mais minimise les faits, parlant d’un simple objet bricolé pour impressionner.
Le procureur, lui, a requis une peine exemplaire, estimant que les menaces portaient atteinte à la sécurité de la plaignante. Pourtant, certains observateurs locaux estiment que cette affaire aurait pu trouver une issue dans le cadre familial, sous l’arbre à palabres, plutôt que devant la justice.
Au-delà du verdict, cette histoire révèle les tensions entre traditions, attentes sociales et réalités économiques. Elle met aussi en lumière les risques de stigmatisation pour la jeune fille, et les murmures qui évoquent une possible manipulation pour sanctionner un homme revenu d’aventure avec quelques moyens.
Ainsi va l’amour : des promesses murmurées aux serments brisés, il peut conduire jusqu’au prétoire, où les amants d’hier deviennent les protagonistes d’un litige judiciaire.





