Côte d’Ivoire et Qatar : une convention fiscale pour stimuler les investissements et sécuriser les échanges

La Côte d’Ivoire vient de franchir une étape importante dans sa stratégie de coopération économique internationale. Le mercredi 1er avril 2026, le gouvernement ivoirien a ratifié une convention fiscale bilatérale avec le Qatar, entérinée en Conseil des ministres au palais présidentiel.

Cet accord, signé initialement le 7 décembre 2022 à Doha, vise à prévenir la double imposition et à lutter contre la fraude et l’évasion fiscale en matière d’impôts sur le revenu. En pratique, il permettra aux entreprises et aux investisseurs des deux pays d’éviter une taxation répétée sur les mêmes revenus, tout en renforçant la transparence fiscale.

Selon le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, cette convention « renforcera davantage les conditions favorables au développement des échanges commerciaux entre les deux pays et permettra de tirer profit du potentiel important d’investissements directs de l’État du Qatar ».

Au-delà de l’aspect technique, cette ratification traduit une volonté politique claire : consolider les relations économiques entre Abidjan et Doha. Le Qatar, acteur majeur sur la scène énergétique et financière mondiale, représente une source stratégique d’investissements pour la Côte d’Ivoire, qui cherche à diversifier ses partenariats et à attirer des capitaux étrangers pour soutenir son développement.

Cette convention s’inscrit dans une dynamique plus large de diplomatie économique ivoirienne, qui multiplie les accords bilatéraux afin de sécuriser ses échanges et d’offrir un cadre juridique stable aux investisseurs. Elle pourrait ouvrir la voie à une intensification des projets conjoints, notamment dans les secteurs des infrastructures, de l’énergie et des services financiers.

En ratifiant cet accord, la Côte d’Ivoire envoie un signal fort : celui d’un pays résolument tourné vers l’ouverture, la compétitivité et la coopération internationale, tout en affirmant son engagement à lutter contre les pratiques fiscales déloyales.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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