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À Islamabad, l’air est devenu irrespirable. Alors que l’Hôtel Serena devait accueillir un sommet diplomatique crucial, les services de sécurité pakistanais ont confirmé la présence de menaces directes visant la délégation iranienne conduite par Mohammad Bagher Ghalibaf. Selon les agences iraniennes Press TV et IRNA, des cercles liés aux services secrets « sionistes » chercheraient à déstabiliser les négociations en cours, en orchestrant une campagne de terreur.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a dénoncé des « menaces lâches » et accusé certains acteurs étrangers de vouloir imposer par la peur les exigences de Washington. L’Iran, loin de céder, affirme que « chaque menace renforce notre détermination » et exige désormais des garanties internationales pour poursuivre les discussions.
Face à cette escalade, le Pakistan a déployé des unités d’élite supplémentaires autour de la zone rouge. Des blindés verrouillent les accès, tandis que des brouilleurs de signaux ont été activés pour prévenir toute attaque technologique ou opération commando. L’atmosphère est celle d’un siège, où chaque mouvement est scruté.
Ces menaces surviennent au moment le plus sensible : l’échange des textes diplomatiques. Pour Téhéran, il ne s’agit pas d’une coïncidence mais d’une tentative délibérée de saboter l’accord avant son aboutissement. Le climat est désormais celui d’un ultimatum : si un seul membre de la délégation iranienne est touché, la réponse ne sera pas diplomatique mais militaire, « foudroyante », selon les autorités iraniennes.
Le sommet, présenté comme celui de la « dernière chance », se trouve suspendu à un fil. Islamabad, transformée en forteresse, incarne aujourd’hui la fragilité des équilibres régionaux. Entre menaces d’assassinat, accusations croisées et déploiement militaire, la diplomatie est à un millimètre de l’explosion totale.





