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Les chiffres alarmants de 69 % de jeunes infectés par le VIH en Côte d’Ivoire sont faux. Les données officielles du Programme National de Lutte contre le Sida (PNLS) et d’ONUSIDA indiquent une prévalence nationale en baisse constante, passée de 3,7 % en 2010 à environ 1,5 % en 2025. La rumeur, attribuée au ministre de la Santé Pierre Dimba, a été démentie par les autorités. Agence de Presse Régionale ivoire.ci Programme National de Lutte contre le Sida
À Abidjan, une polémique a éclaté après la diffusion sur les réseaux sociaux d’un visuel attribuant au ministre de la Santé, Pierre Dimba, des propos selon lesquels 69 % des jeunes ivoiriens seraient infectés par le VIH/SIDA. Cette affirmation, relayée massivement, a suscité inquiétude et indignation, donnant l’image d’une jeunesse presque décimée par l’épidémie.
Or, après vérification, ces chiffres ne correspondent à aucune donnée officielle. Ni le ministère de la Santé, ni les rapports de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ou d’ONUSIDA ne corroborent une telle statistique. Le Programme National de Lutte contre le Sida (PNLS) rappelle que la Côte d’Ivoire, bien qu’historiquement touchée par l’épidémie, a réalisé des progrès significatifs : la prévalence nationale est passée de 3,7 % en 2010 à 1,5 % en 2025, soit une réduction de plus de 60 % des nouvelles infections. Programme National de Lutte contre le Sida
Les autorités dénoncent une fausse alerte virale amplifiée par les réseaux sociaux. Le service de communication du ministère de la Santé a confirmé que ces propos attribués à Pierre Dimba sont erronés et relèvent de la désinformation. ivoire.ci
La Côte d’Ivoire reste l’un des pays d’Afrique de l’Ouest les plus mobilisés contre le VIH/SIDA. Grâce aux campagnes de sensibilisation, à l’accès élargi aux traitements antirétroviraux et aux programmes de prévention ciblant les jeunes et les femmes, le pays a enregistré des avancées notables. Toutefois, les défis persistent : stigmatisation, inégalités d’accès aux soins et vulnérabilité des populations clés.
Cette polémique souligne l’importance de lutter contre la désinformation sanitaire. Dans un contexte où les réseaux sociaux amplifient rapidement les rumeurs, les autorités doivent renforcer la transparence et la pédagogie pour éviter la propagation de fausses données qui peuvent fragiliser la confiance du public.





