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En janvier 2009, dans l’État de Kwara au Nigeria, la police a retenu une chèvre au poste après un signalement des miliciens locaux. Selon des témoins, un individu surpris en train de tenter de voler une voiture aurait cherché à échapper à son arrestation en se “transformant en animal” grâce à la magie noire. Cette version, relayée par la rumeur, n’a jamais été confirmée par les autorités.
Face à l’ampleur de l’histoire, la police nigériane avait indiqué que l’animal était gardé le temps de l’enquête. Mais faute de base légale pour juger une chèvre, celle-ci fut finalement vendue aux enchères quelques jours plus tard. L’affaire avait suscité un vif débat sur la place des croyances mystiques dans la société et sur la manière dont elles interfèrent parfois avec les procédures judiciaires.
Bien que datant de 2009, ce fait divers a refait surface récemment sur les réseaux sociaux, relançant les discussions autour de la crédulité populaire et de la relation entre justice moderne et croyances traditionnelles. Pour certains, il illustre l’impact persistant des récits mystiques dans l’imaginaire collectif nigérian ; pour d’autres, il rappelle la nécessité de renforcer la communication officielle afin d’éviter les dérives et les malentendus.
Cet épisode, à la fois cocasse et révélateur, reste gravé comme l’un des faits divers les plus singuliers du Nigeria. Il met en lumière la coexistence parfois fragile entre rationalité judiciaire et croyances locales, dans un pays où les récits de magie noire continuent de nourrir l’imaginaire populaire.





