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Le 17 avril, dans la forêt dense de Lopé-Okanda au Gabon, un millionnaire américain a trouvé la mort dans des circonstances tragiques. Venu participer à une chasse dite « légale et encadrée », pour laquelle il avait déboursé près de 40 000 dollars afin de traquer une antilope rare, il a été surpris par un troupeau d’éléphants.
Selon les informations disponibles, l’homme et son guide se sont retrouvés face à plusieurs éléphants, dont des femelles accompagnées d’un petit. Pris de court dans la végétation épaisse, ils n’ont pas eu le temps de réagir. Les pachydermes, se sentant menacés, ont chargé. L’Américain a été piétiné et tué sur place, tandis que son guide a été grièvement blessé.
Cette expédition, autorisée par les autorités gabonaises, relance le débat sur la pratique de la chasse dite « sportive » en Afrique centrale. Si elle est présentée comme une activité contrôlée et génératrice de revenus pour l’État, elle expose les participants à des risques majeurs dans des environnements où la faune sauvage reste imprévisible.
Le Gabon, qui mise sur l’écotourisme et la valorisation de ses parcs nationaux, se retrouve face à une contradiction : promouvoir la préservation de la biodiversité tout en autorisant des chasses payantes. L’incident met en lumière les tensions entre impératifs économiques, sécurité des visiteurs et protection des espèces menacées.
Au-delà du drame humain, cette mort brutale soulève des questions sur la pertinence de telles pratiques dans des zones protégées. Elle rappelle que, dans les forêts africaines, la frontière entre loisir encadré et danger mortel reste fragile.





