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Un séisme judiciaire secoue le Nigeria. L’ancien ministre de l’Énergie, Saleh Mamman, a été condamné à 75 ans de prison pour blanchiment d’argent et détournement de fonds publics. Selon le verdict, il aurait détourné près de 24,6 millions de dollars initialement destinés au financement de projets hydroélectriques stratégiques.
Les autorités nigérianes affirment que Mamman a mis en place un vaste système de corruption, utilisant des sociétés écrans et des comptes bancaires à l’étranger pour dissimuler les transactions. Le tribunal a jugé que ces pratiques ont gravement compromis le développement des infrastructures énergétiques du pays, accentuant les difficultés d’approvisionnement en électricité.
La condamnation s’accompagne d’un mandat d’arrêt international, visant à empêcher toute tentative de fuite et à faciliter la coopération judiciaire avec les pays où l’ancien ministre aurait placé une partie des fonds.
Cette affaire illustre la détermination des institutions nigérianes à lutter contre la corruption au plus haut niveau de l’État. Elle envoie un signal fort aux responsables publics et aux investisseurs internationaux, rappelant que la transparence et la bonne gouvernance sont désormais des priorités nationales.
Le cas Mamman, largement relayé par les médias, relance le débat sur la gestion des ressources énergétiques et sur la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle pour éviter que de tels détournements ne se reproduisent.





