0076/HAAC/01-2023/pl/P
La commune d’Avé 2 a vécu, le week-end dernier, un moment historique avec l’officialisation de la chefferie traditionnelle d’Aképé. Sur le terrain de l’église catholique, les populations se sont rassemblées pour assister à la cérémonie solennelle de remise du décret de reconnaissance officielle à Togbui Kokou Ametowonyezi Dorkenoo Vè, désormais chef canton d’Aképé.
Cet acte administratif marque l’aboutissement d’un processus de validation par l’État togolais, confirmant le rôle institutionnel des autorités coutumières dans la gouvernance locale. Mais au-delà du protocole, il s’agit d’une consécration de la place centrale que la chefferie traditionnelle occupe dans la vie communautaire.
Dans un contexte où les défis sociaux et économiques exigent une forte solidarité, les chefs traditionnels demeurent des médiateurs privilégiés. Leur rôle dépasse la simple gestion coutumière : ils incarnent la continuité des valeurs culturelles, la régulation des conflits et la proximité avec les populations.
La cérémonie d’Aképé illustre la volonté de l’État de renforcer l’ancrage des institutions traditionnelles dans le tissu social. En reconnaissant officiellement Togbui Kokou Ametowonyezi Dorkenoo Vè, les autorités consacrent une figure de stabilité et de légitimité, capable de fédérer les habitants autour des idéaux de paix et de développement.
À l’heure où la décentralisation s’affirme comme un levier de modernisation au Togo, la chefferie traditionnelle conserve une pertinence stratégique. Elle agit comme un relais entre les institutions étatiques et les communautés, garantissant une gouvernance de proximité enracinée dans les réalités locales.
L’installation officielle du nouveau chef canton d’Aképé ouvre ainsi une nouvelle page de l’histoire locale, où tradition et modernité se conjuguent pour bâtir une société plus solidaire et inclusive.





