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À Kigali, lors d’un sommet consacré à l’énergie nucléaire, le Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé a choisi de mettre la jeunesse africaine au centre de son intervention. Au-delà des réacteurs et des investissements, il a insisté sur la nécessité de former une nouvelle génération de scientifiques, ingénieurs, techniciens, régulateurs et juristes capables de concevoir, gérer et gouverner le nucléaire au service du continent.
Le chef de l’État a rappelé que cette vision n’était pas un simple vœu, mais une feuille de route concrète. Le Togo a déjà posé les bases avec la création d’un Commissariat à l’énergie atomique, l’élaboration d’un cadre juridique nucléaire, et une coopération renforcée avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Ces institutions visent à préparer le terrain pour une maîtrise africaine des technologies nucléaires.
Pour Faure Gnassingbé, l’enjeu est clair : l’Afrique ne veut pas seulement importer une technologie, elle veut en maîtriser chaque rouage. Derrière chaque réacteur, il faudra des cerveaux africains ; derrière chaque décision, des experts formés sur le sol africain. Cette approche traduit une volonté de souveraineté technologique et de responsabilisation des jeunes générations.
Le Président a conclu en affirmant que la jeunesse est le cœur de cette aventure. Sans elle, aucun projet nucléaire durable ne pourra voir le jour. Avec elle, l’Afrique peut espérer bâtir une filière énergétique innovante, sécurisée et adaptée à ses besoins.





