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Après deux années passées derrière les barreaux de la célèbre prison de Black Beach, à Malabo, Balthazar Ebang Engonga, plus connu sous le prénom de Balthazar, a recouvré la liberté. Sa libération, confirmée par plusieurs médias équato-guinéens et des sources proches du dossier, suscite de nombreuses interrogations sur les raisons exactes de cette décision judiciaire.
Balthazar s’était fait connaître du grand public par la diffusion sur les réseaux sociaux de vidéos à caractère intime, devenues virales et ayant provoqué un tollé dans le pays. Toutefois, ces faits n’avaient pas été retenus par la justice dans le cadre de son procès.
Condamné à huit ans de prison ferme, l’ancien responsable de l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF) et de plusieurs structures publiques liées aux assurances avait été reconnu coupable de détournement de fonds publics, enrichissement illicite, abus de pouvoir et corruption. Ces accusations portaient sur sa gestion des finances publiques lorsqu’il dirigeait ces organismes.
Les motifs de sa libération restent pour l’heure non dévoilés. Certains observateurs évoquent une possible mesure de grâce présidentielle ou une révision de peine, mais aucune confirmation officielle n’a été donnée.
Balthazar est le fils de Baltasar Engonga Edjo’o, actuel président de la Commission de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale), institution équivalente à l’UEMOA en Afrique de l’Ouest. Cette filiation ajoute une dimension politique et diplomatique à l’affaire, qui continue de susciter des commentaires dans les cercles institutionnels de la sous-région.
La libération de Balthazar Ebang Engonga marque un nouvel épisode dans une affaire mêlant scandale, pouvoir et justice. Si les raisons de cette décision restent floues, elle relance le débat sur la transparence judiciaire et la gestion des affaires publiques en Guinée équatoriale.





