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La scène politique sénégalaise connaît une nouvelle secousse majeure. À peine deux jours après le limogeage du Premier ministre Ousmane Sonko par le président Bassirou Diomaye Faye, c’est au tour du président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, d’annoncer sa démission. Une décision qui n’a rien d’anodin et qui s’inscrit dans une contre-offensive politique orchestrée par le Pastef, parti majoritaire au Parlement.
Selon la convocation signée ce dimanche 24 mai par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Dr Ismaila Diallo, l’ordre du jour de la séance du mardi 26 mai est clair : « Réintégration du député Ousmane Sonko. Élection du nouveau président de l’Assemblée nationale. » Tout porte à croire que Sonko, réintégré dans son siège de député, sera immédiatement porté à la tête de l’institution par ses pairs.
Cette manœuvre traduit une stratégie de reconquête du pouvoir législatif par Ousmane Sonko, qui entend se positionner comme le véritable contrepoids au président Bassirou Diomaye Faye. La confrontation entre les deux hommes paraît désormais inévitable. Le chef de l’État, qui ne contrôle pas tous les leviers institutionnels, se retrouve face à un adversaire déterminé à transformer l’Assemblée nationale en bastion de résistance.
Les premiers dossiers explosifs ne tarderont pas à surgir. Parmi eux, la question sensible des fonds spéciaux du président, communément appelés « caisse noire », pourrait être mise sur la table par Sonko et ses alliés. Plus encore, le nouveau gouvernement que Bassirou Diomaye Faye s’apprête à nommer risque de se heurter à une motion de censure dès son installation, si l’Assemblée choisit de s’affirmer dans son rôle de contre-pouvoir.
La démission d’El Malick Ndiaye apparaît donc comme le prélude à une recomposition institutionnelle majeure. Elle ouvre la voie à une nouvelle ère politique où l’équilibre des forces entre l’exécutif et le législatif sera redéfini. Dans ce bras de fer, chaque décision du président Diomaye Faye sera scrutée, chaque geste de Sonko interprété comme une avancée vers une confrontation qui pourrait redessiner le paysage politique sénégalais.




