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Sur les campus universitaires, une nouvelle réalité s’impose : l’amour ne se nourrit plus seulement de sentiments, mais aussi de moyens financiers. Derrière les sourires, les promesses et les déclarations, se cache une équation devenue incontournable : « Pas d’argent, pas de relation. »
Les témoignages recueillis auprès d’étudiants révèlent une tendance croissante où la précarité économique influence directement la stabilité des couples. Pour beaucoup, la vie estudiantine est marquée par des contraintes matérielles logement, transport, alimentation, frais académiques qui pèsent lourdement sur les relations amoureuses.
Certaines étudiantes affirment qu’un garçon désireux de s’engager doit pouvoir assumer un minimum de responsabilités matérielles. « Il ne s’agit pas d’être riche, mais de participer aux besoins essentiels du couple », explique S. Azoumi, étudiante en licence. Cette vision traduit une mutation des mentalités, où l’amour devient aussi un engagement social et économique.
Mais cette logique engendre des dilemmes. Plusieurs jeunes femmes reconnaissent vivre un conflit intérieur entre sentiments sincères et besoins matériels. Certaines admettent entretenir des relations par nécessité, parfois avec des partenaires qu’elles n’aiment pas réellement, pour subvenir à leurs besoins. Ce phénomène crée une forme de dépendance économique qui fragilise l’équilibre émotionnel et moral des étudiantes.
Face à cette situation, des voix s’élèvent pour encourager les garçons à exercer des activités rémunératrices parallèlement aux études : petits boulots, maçonnerie, aide-chargement, commerce informel… Mais cette solution soulève une autre question : comment concilier travail, études et vie affective sans compromettre la réussite académique ?
Du côté masculin, la frustration grandit. Certains dénoncent une montée du matérialisme et estiment que la valeur d’un homme sur le campus se mesure désormais à sa capacité financière plutôt qu’à sa personnalité ou à ses ambitions. « Ces filles sont souvent matérialistes, elles ne cherchent pas une relation, mais une opportunité », déplore S. Israella.
Malgré les divergences, un constat s’impose : la précarité étudiante transforme profondément les relations amoureuses. L’amour devient un espace où se croisent émotions, survie et ambitions. Les jeunes tentent de trouver un équilibre entre affection et stabilité, dans un contexte où les réalités économiques dictent de plus en plus les choix sentimentaux.
La pauvreté étudiante accentue la dépendance affective et les relations intéressées. La pression financière crée des tensions émotionnelles et des frustrations durables. Le matérialisme croissant sur les campus reflète les inégalités économiques et la quête de sécurité dans un environnement instable.
Dans un monde où les contraintes financières s’imposent jusque dans la sphère intime, une question demeure : l’amour peut-il encore survivre sans argent, ou la stabilité économique est-elle devenue sa condition première ?





