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L’homme photographié dans la province de Qitaihe, contraint de présenter des excuses publiques après avoir critiqué la police sur WeChat, illustre l’une des pratiques les plus controversées du système de détention chinois : la « chaise du tigre ». Conçu pour immobiliser totalement le détenu, cet instrument de contention est devenu un symbole de la brutalité des interrogatoires politiques.
Fabriquée en métal, la chaise du tigre maintient les poignets, les chevilles et le torse du prisonnier dans une position rigide. Les témoignages recueillis par des ONG de défense des droits humains décrivent des séances d’interrogatoire pouvant durer des heures, voire des jours. L’immobilisation prolongée provoque des douleurs insoutenables, des troubles circulatoires et un gonflement extrême des membres.
Le Comité des Nations Unies contre la torture a exigé l’interdiction totale de cette pratique, la qualifiant de violation flagrante des droits fondamentaux. Malgré cette condamnation, des rapports récents indiquent que la « chaise du tigre » reste utilisée dans plusieurs provinces chinoises, notamment contre des militants, des journalistes et des internautes accusés de “trouble à l’ordre public”.
Au-delà de la souffrance physique, cette méthode vise à briser psychologiquement les détenus. L’obligation de présenter des excuses publiques, souvent filmées, transforme la punition en spectacle politique. Elle sert à dissuader toute critique envers les autorités locales et à renforcer la peur du pouvoir.





