0076/HAAC/01-2023/pl/P
Le jeudi 4 juin 2026, dans l’État d’Anambra au Nigéria, huit soi-disant pasteurs ont été présentés aux procureurs et placés sous mandat de dépôt. Leur crime : avoir orchestré de faux miracles afin d’escroquer des fidèles et des personnes vulnérables.
Comme Michel, l’un des protagonistes, ces pasteurs avaient recours à des comédiens engagés pour simuler des maladies graves. Devant des foules impressionnables, ces faux malades recevaient des « guérisons instantanées », renforçant la croyance des fidèles et consolidant l’autorité spirituelle de ces leaders religieux.
Lors de leur interpellation, certains ont reconnu les faits, expliquant qu’ils voulaient « augmenter la foi des fidèles et les amener à Jésus ». D’autres, plus récalcitrants, ont nié en bloc. Envoyés dans des hôpitaux pour démontrer leurs prétendus dons de guérison, ils ont fini par avouer face à l’évidence.
La liste des pasteurs écroués est la suivante :
Ndubisi Nnachukwu (ministère Omega Dominion)
Ekeleme Ugochukwu (ministère prophétique Cloud of Glory)
Mgr Emeka Nwamkpa (Chapelle du Ministère de la Foi)
Peter Chukwu (ministère de l’Adoration du Messie)
Chinedu Egwuonwu (ministère de la Citadelle de Grâce)
Ebele Nnachukwu (ministère Jéhovah le Puissant Plus Que Tout)
Miracle Iruoma (ministère Cité de la Puissance)
Chukwukadibia Ogwuama (ministère d’Adoration Terre du Témoignage)
Cette affaire met en lumière les dérives de certains mouvements religieux qui exploitent la crédulité des fidèles pour des gains financiers. Elle relance le débat sur la responsabilité des leaders spirituels et sur la nécessité de protéger les populations vulnérables contre les manipulations.





