0076/HAAC/01-2023/pl/P
La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a examiné le dossier d’un homme poursuivi pour des faits présumés liés au terrorisme. L’affaire a pris une dimension particulière lorsque le prévenu a été identifié grâce aux renseignements fournis par son propre père, ainsi qu’à l’exploitation des données contenues dans son téléphone portable.
Selon les débats, les services d’enquête ont découvert dans le téléphone du mis en cause des échanges et contenus numériques considérés comme compromettants. Ces preuves auraient renforcé les soupçons pesant sur lui et conduit à son interpellation. La coopération du père, jugée déterminante, a constitué un tournant dans l’instruction, en apportant des informations cruciales aux enquêteurs.
Lors de l’audience, le ministère public a estimé que les faits reprochés étaient d’une gravité suffisante pour justifier une sanction exemplaire. Le procureur a ainsi requis 20 ans de réclusion criminelle contre l’accusé. En réponse, les avocats de la défense ont contesté certains éléments du dossier, insistant sur la nécessité de respecter la présomption d’innocence tant qu’aucune décision définitive n’a été rendue.
En attendant la décision de la cour, le prévenu demeure juridiquement présumé innocent. Cette affaire illustre à la fois la complexité des enquêtes antiterroristes et les dilemmes familiaux qui peuvent surgir lorsque la sécurité nationale est en jeu. Le verdict, très attendu, viendra préciser la ligne de fermeté adoptée par la CRIET dans la lutte contre le terrorisme au Bénin.





