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Les autorités du Burkina Faso ont ordonné la fermeture de la grande mosquée sunnite de Ouagadougou à la suite de manifestations organisées par des fidèles pour réclamer la libération de l’imam Mohamad Ishaq Kindo.
Selon les autorités, cette mesure a été prise pour prévenir d’éventuels troubles à l’ordre public. La mosquée restera fermée jusqu’à nouvel ordre, dans un contexte marqué par de vives tensions au sein de la communauté sunnite.
L’arrestation de l’imam Mohamad Ishaq Kindo a suscité plusieurs rassemblements de fidèles aux abords du lieu de culte. Les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser les manifestants, entraînant l’interpellation de nombreuses personnes.
D’après des sources sécuritaires, plusieurs dizaines de sympathisants de l’imam auraient été transférés dans un camp des Compagnies républicaines de sécurité pour y suivre une formation civique et citoyenne.
Avant son arrestation, Mohamad Ishaq Kindo s’était notamment opposé à un projet de loi visant à renforcer l’encadrement de l’exercice des libertés religieuses dans le pays.
Cette affaire relance le débat sur les libertés religieuses et publiques au Burkina Faso, dans un contexte où les autorités poursuivent leur lutte contre l’insécurité tout en faisant face à des défis politiques et sociaux croissants.
Daniel GABA DOVI (stagiaire)





