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Un drame d’une rare violence secoue la localité de Baloum, au Cameroun. Un jeune homme, accusé d’avoir volé des tôles, a été conduit à la chefferie pour y être jugé. Malgré ses protestations d’innocence et l’absence de preuves tangibles, le chef traditionnel Pokam Charly Constant a prononcé une condamnation à mort. Quelques minutes plus tard, le jeune homme était brûlé vif devant la communauté.
Selon les informations recueillies par le lanceur d’alerte N’Zui Manto, la victime a subi une justice expéditive, sans enquête ni vérification des faits. Ce n’est qu’après son décès que la vérité a éclaté : le jeune homme n’était pas l’auteur du vol. Cette révélation a renforcé l’indignation des habitants et relancé le débat sur les dérives de la justice coutumière.
L’affaire suscite une vive émotion et une condamnation unanime dans l’opinion publique. Les organisations de défense des droits humains dénoncent une violation flagrante du droit à la vie et rappellent que nul ne peut être privé de son existence sans procès équitable. Elles appellent les autorités judiciaires à intervenir pour que de tels actes ne se reproduisent plus.
Ce drame met en lumière les tensions entre justice traditionnelle et justice étatique au Cameroun. Si les chefferies jouent un rôle important dans la régulation sociale, leur pouvoir ne peut se substituer aux institutions judiciaires. L’affaire de Baloum illustre les dangers d’une justice rendue sans preuves ni procédure, et souligne l’urgence de renforcer la sensibilisation et la protection des citoyens contre les abus.





