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La Haute Autorité de Régulation de la Communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC) a organisé, le lundi 15 juin 2026, à son siège à Lomé, un atelier de formation destiné à ses membres et à son personnel. Placée sous le thème « Concepts de base de l’environnement, des changements climatiques et processus de la budgétisation verte », cette initiative s’inscrit dans la dynamique nationale visant à renforcer l’intégration des préoccupations environnementales dans les politiques publiques.
En ouvrant les travaux au nom du Président de la HARC, M. Pitalounani Telou, le président du comité technique Autorisation, Contrôle et Évolution technologique, Lalle Kanaké, a insisté sur la nécessité pour les institutions publiques de s’approprier les questions environnementales. Selon lui, la HARC doit jouer un rôle clé en favorisant une meilleure intégration des enjeux climatiques dans les stratégies de communication et de gestion budgétaire.
Deux communications ont marqué cette session. La première, présentée par Yao Léopold Adandjesso, Directeur de la Planification, des Statistiques et du suivi-évaluation au ministère de l’Environnement, a permis aux participants d’approfondir leur compréhension des concepts fondamentaux liés au climat et des stratégies d’adaptation. La seconde, animée par Mme Akouvi Kouhoue, point focal de la budgétisation verte au ministère des Finances, a mis en lumière l’importance d’intégrer les préoccupations environnementales dans les décisions budgétaires pour une gouvernance durable et résiliente.
À travers ces échanges, la HARC entend renforcer les capacités de son personnel afin de promouvoir une communication responsable et citoyenne sur les enjeux climatiques. Dans son mot de clôture, Lalle Kanaké a invité les participants à s’approprier le contenu des communications pour une meilleure maîtrise des outils de la budgétisation verte.
L’atelier organisé par la HARC le 15 juin 2026 à Lomé témoigne d’une volonté institutionnelle d’intégrer les enjeux climatiques dans les pratiques de régulation. Toutefois, au-delà des discours, la question demeure : ces formations se traduiront-elles en actions concrètes ?
Si les interventions de Yao Léopold Adandjesso et d’Akouvi Kouhoue ont permis de poser les bases théoriques de la budgétisation verte et de la compréhension des changements climatiques, l’efficacité réelle dépendra de la capacité de la HARC à appliquer ces concepts dans son mandat quotidien. La régulation des contenus médiatiques, par exemple, pourrait intégrer des critères liés à la responsabilité environnementale, mais cela suppose une volonté politique et des mécanismes de suivi transparents.
En outre, la budgétisation verte, souvent évoquée dans les cercles institutionnels, reste un processus complexe qui exige une cohérence entre les ministères, les régulateurs et les acteurs de la société civile. Sans une articulation claire et des moyens financiers adaptés, ces formations risquent de demeurer symboliques.
Ainsi, si l’initiative de la HARC mérite d’être saluée, elle doit être suivie d’actions concrètes et mesurables pour que la régulation de la communication devienne un véritable levier de sensibilisation et de responsabilisation face aux défis climatiques.





