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La Chine a annoncé une réforme radicale de son système universitaire, marquée par la suppression de plus de 10 000 facultés jugées obsolètes face aux mutations du marché du travail et à la montée en puissance de l’intelligence artificielle. Les filières concernées incluent la gestion et l’économie, les arts et le design, les sciences sociales, la communication, les médias et le journalisme, ainsi que les langues étrangères.
Selon les autorités éducatives, cette restructuration vise à prévenir une explosion du chômage des jeunes diplômés dans des domaines désormais saturés ou menacés par l’automatisation. Pékin encourage les étudiants à se tourner vers des disciplines plus compétitives, notamment l’informatique, la robotique, la cybersécurité, l’ingénierie des données et les technologies émergentes liées à l’intelligence artificielle.
Cette décision s’inscrit dans la stratégie nationale de modernisation de l’enseignement supérieur, qui cherche à aligner la formation universitaire sur les besoins de l’économie numérique et de l’industrie 4.0. Les universités chinoises devront désormais concentrer leurs ressources sur les sciences appliquées et les innovations technologiques, au détriment des filières jugées « non productives » ou « à faible employabilité ».
Les observateurs internationaux y voient une réorientation idéologique et économique majeure, traduisant la volonté du gouvernement de faire de la Chine un leader mondial de la technologie et de l’intelligence artificielle. Mais cette réforme suscite aussi des inquiétudes : la disparition massive de filières artistiques et sociales pourrait appauvrir la diversité intellectuelle et culturelle du pays, au profit d’une vision strictement utilitariste de l’éducation.
(Sources : France 24, Global Times, South China Morning Post, Xinhua News Agency – juin 2026)





