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Nkosiikhona Phakel’umthakathi, figure populaire des mouvements anti-immigrés en Afrique du Sud, a récemment tenu des propos incendiaires dans un podcast. Il a affirmé que Nelson Mandela n’avait rien fait pour l’Afrique du Sud, si ce n’est « danser avec les enfants de gens blancs ». Selon lui, Mandela aurait « vendu » son peuple et ne se serait exprimé qu’au nom de sa famille.
Ces déclarations visent directement l’homme considéré comme le père de la nation sud-africaine, celui qui a mené la lutte contre l’apartheid et permis la transition vers une démocratie multiraciale. Pour beaucoup, entendre un militant qualifier Mandela de « vendu » et nier son rôle historique revient à dénigrer l’héritage de la libération et à alimenter un discours de haine.
S’il peut tenir de tels propos à l’égard de Mandela, unanimement reconnu à l’échelle mondiale pour son combat et son sacrifice, cela en dit long sur la nature du militant et sur la radicalité de son idéologie. Ses paroles traduisent une volonté de réécrire l’histoire pour justifier son rejet des étrangers et sa vision xénophobe de la société sud-africaine.
Au-delà de la provocation, ces attaques contre Nelson Mandela illustrent la fracture idéologique qui traverse l’Afrique du Sud : entre ceux qui défendent l’héritage de réconciliation et ceux qui instrumentalisent la frustration sociale pour nourrir la haine. Les propos de Phakel’umthakathi rappellent l’urgence de préserver la mémoire historique et de défendre les valeurs de fraternité et de solidarité qui ont permis à l’Afrique du Sud de sortir de l’apartheid.





