0076/HAAC/01-2023/pl/P
Interpellé par l’Assemblée nationale sur les délestages persistants, le ministre délégué Robert Koffi Messan Eklo a détaillé les causes des perturbations électriques et présenté une stratégie axée sur la modernisation des infrastructures, la diversification des sources et l’électrification durable d’ici 2030.
Le ministre délégué Robert Koffi Messan Eklo a expliqué devant l’Assemblée nationale que les délestages sont liés à une combinaison de facteurs techniques, financiers et structurels, tout en présentant une stratégie énergétique axée sur la modernisation des infrastructures, la diversification des sources et la réduction de la dépendance aux importations.
Le ministre a détaillé plusieurs facteurs expliquant les perturbations : Insuffisance de la production locale, forte dépendance aux importations via la Communauté Électrique du Bénin (CEB), le Ghana et le Nigeria. Vieillissement du réseau, infrastructures obsolètes entraînant des pertes techniques et des pannes fréquentes. Fraude et branchements illégaux, impact financier et surcharge du réseau. Croissance rapide de la demande, urbanisation et industrialisation accentuent la pression sur les capacités existantes. Contraintes budgétaires, investissements insuffisants pour répondre aux besoins croissants.
Pour limiter les impacts des coupures, le gouvernement a annoncé : Maintenance renforcée des équipements critiques. Réduction des pertes techniques par la modernisation des lignes de distribution. Dialogue avec les pays voisins pour sécuriser les importations d’électricité. Campagnes de sensibilisation contre les branchements frauduleux.
Le ministre Eklo a présenté une feuille de route visant à garantir un approvisionnement durable : Diversification des sources, développement du solaire, de l’hydroélectricité et du gaz naturel. Projets structurants, construction de nouvelles centrales thermiques et solaires, extension des mini-réseaux ruraux. Objectif 2030, électrification quasi totale du territoire, avec une part croissante des énergies renouvelables. Partenariats financiers, mobilisation de bailleurs internationaux et du secteur privé pour soutenir les investissements. Réformes de gouvernance, transparence accrue dans la gestion de la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET).
Les députés ont insisté sur la nécessité de solutions structurelles et non seulement conjoncturelles. Ils ont demandé des garanties de suivi pour que les annonces se traduisent en actions concrètes. Le débat a mis en avant l’importance de réduire la dépendance énergétique extérieure et de renforcer la souveraineté nationale.





