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Lors d’une récente déclaration, l’ancien président Joe Biden a affirmé : « Le jour où j’ai quitté mon bureau, les postes frontaliers étaient plus bas que le jour où je suis entré en fonction. C’est juste un fait. »
Les statistiques fédérales confirment qu’à la fin de son mandat, les passages illégaux avaient effectivement diminué par rapport à janvier 2021, grâce à des ajustements de politique migratoire opérés en 2024. Toutefois, cette comparaison entre le premier et le dernier jour de son mandat ne reflète pas l’ensemble de la dynamique migratoire.
Les données montrent une forte hausse des passages illégaux entre 2021 et 2023, atteignant des records historiques. Ce n’est qu’à partir de 2024, avec des mesures plus restrictives et une coopération renforcée avec le Mexique, que les chiffres ont commencé à reculer. En 2025 et 2026, les flux ont retrouvé des niveaux plus bas, permettant à Biden de quitter ses fonctions avec des statistiques en apparence favorables.
Les opposants soulignent que se limiter à une comparaison « premier jour – dernier jour » occulte les pics de records enregistrés au milieu du mandat. Les tensions politiques liées à la gestion des frontières, qui ont dominé une grande partie de son administration. L’impact social et sécuritaire de ces flux sur les États frontaliers.
La question centrale est celle des critères d’évaluation : Comparer uniquement deux dates permet de mettre en avant une amélioration finale, mais ignore les difficultés rencontrées en cours de route. Analyser l’ensemble des quatre années offre une vision plus complète, incluant les crises, les ajustements et les résultats durables. Les experts en politiques publiques recommandent de considérer les tendances globales, plutôt que des instantanés isolés.
La déclaration de Joe Biden est techniquement exacte, mais elle ne raconte pas toute l’histoire. Le mandat a été marqué par une hausse record des passages illégaux, suivie d’une baisse grâce à des réformes tardives. Juger un président exige donc une analyse de l’ensemble de son mandat, et non une simple comparaison entre deux dates.
À votre avis, pour évaluer une politique migratoire, faut-il privilégier les résultats finaux ou la trajectoire complète du mandat ?





