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Le président de la Liga, Javier Tebas, a lancé une attaque frontale contre la FIFA et son président Gianni Infantino, qu’il accuse de « détruire l’industrie du football » et dont il réclame la démission. Ses propos, tenus en marge de la Coupe du monde 2026, dénoncent un système électoral verrouillé et des décisions jugées irresponsables.
Tebas estime que la FIFA privilégie l’expansion des compétitions internationales au détriment des championnats nationaux, qui génèrent l’essentiel des emplois et de la vitalité du sport. « Son temps est révolu », a déclaré Tebas à propos d’Infantino, ajoutant que le président de la FIFA est soutenu par un système verrouillé où aucun candidat d’opposition ne veut se présenter pour perdre.
Selon lui, le mode de gouvernance de la FIFA est « malade à la racine », car il empêche toute alternance réelle. Tebas a dénoncé les fédérations et dirigeants qui critiquent Infantino en privé mais n’agissent pas publiquement. L’Espagne vient de remporter le tournoi, mais Tebas s’inquiète déjà des projets de la FIFA pour 2030, avec une possible extension à 64 équipes.
Hydration breaks prolongés, mi-temps de 27 minutes lors de la finale, et interventions politiques (comme celle de Donald Trump dans la suspension du joueur américain Folarin Balogun) sont perçues comme des dérives.
Aleksander Ceferin, président de l’UEFA, a boycotté la finale du Mondial, signe des tensions croissantes entre les instances européennes et la FIFA.
Points clés du débat
| Accusation | Détails |
|---|---|
| Expansion du Mondial | Passage envisagé de 48 à 64 équipes en 2030, jugé irresponsable |
| Fixture congestion | Surcharge du calendrier, affaiblissement des ligues nationales |
| Hydration breaks & mi-temps prolongée | Critiqués comme artificiels et motivés par la publicité |
| Système électoral verrouillé | Aucun candidat d’opposition crédible, « système malade » |
| Silence des fédérations | Complicité dénoncée par Tebas |
Pour la FIFA, ces critiques renforcent la pression sur Infantino, déjà contesté par plusieurs fédérations européennes. Elles craignent une marginalisation face à des compétitions internationales toujours plus lourdes. Le débat oppose deux visions : un football mondialisé centré sur la Coupe du monde, ou un football ancré dans ses ligues nationales.





