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Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont officiellement franchi une étape majeure vers une candidature commune pour la CAN 2032, validée par la CAF le 20 juillet 2026. Cette initiative, portée par les fédérations membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), marque une volonté politique et sportive forte malgré les défis sécuritaires persistants dans la région.
La Confédération africaine de football (CAF) a confirmé, le 20 juillet 2026, la recevabilité de la déclaration d’intérêt déposée conjointement par les fédérations du Burkina Faso, du Mali et du Niger pour l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2032. Selon un communiqué officiel de la Fédération nigérienne de football (FENIFOOT), cette validation constitue une première étape réglementaire dans le processus d’attribution du tournoi .
Une réunion de travail stratégique s’est tenue le 18 juillet 2026 à New York, réunissant le président de la CAF, Dr Patrice Motsepe, et les présidents des trois fédérations : Colonel Oumarou Sawadogo (Burkina Faso), Mahazou Cisset (Mali) et Issaka Adamou (Niger), en présence du Colonel-Major Djibrilla Hima Hamidou, membre du Conseil de la FIFA . Le président de la CAF a salué cette initiative de coopération régionale, soulignant qu’elle incarne une vision de solidarité et de développement sportif dans un espace sahélien souvent marqué par l’instabilité.
Les trois pays devront démontrer leur capacité à garantir la sécurité des équipes et des supporters, tout en modernisant leurs stades et réseaux de transport. Les attaques terroristes et les tensions politiques dans la région pourraient peser lourdement sur la décision finale de la CAF. Cette candidature commune s’inscrit dans la logique de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui cherche à renforcer son image internationale par des projets structurants. Après la validation de la déclaration d’intérêt, les fédérations doivent soumettre un dossier technique complet avant la fin de l’année 2027, incluant des plans d’infrastructures, des garanties gouvernementales et des protocoles sécuritaires .
Cette candidature sahélienne est à la fois audacieuse et symbolique. Elle traduit une volonté de repositionner le Sahel sur la carte du football africain, en misant sur la coopération interétatique plutôt que sur la compétition nationale. Cependant, la CAF devra arbitrer entre l’ambition politique et les réalités sécuritaires. Si le dossier est jugé conforme aux standards internationaux, il pourrait devenir un signal fort de résilience et d’unité régionale.
Sources : Communiqué officiel de la FENIFOOT, 20 juillet 2026
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