Niger : les avocats de Mohamed Bazoum exigent sa libération immédiate et sans condition

La situation politique au Niger continue de susciter de vives réactions. Les avocats de l’ancien président Mohamed Bazoum, renversé par un coup d’État militaire en juillet 2023, ont réaffirmé leur exigence de voir leur client libéré « immédiatement et sans condition ».

Depuis son renversement, Mohamed Bazoum est retenu par les autorités militaires à Niamey. Ses avocats dénoncent une détention arbitraire, contraire aux principes du droit international et aux engagements du Niger en matière de respect des droits humains. Ils rappellent que l’ancien président n’a jamais été jugé ni condamné, et que son maintien en détention constitue une violation flagrante de la Constitution nigérienne.

L’ONU, l’Union africaine et la CEDEAO ont à plusieurs reprises demandé la libération de Bazoum et le rétablissement de l’ordre constitutionnel. La CEDEAO avait même envisagé une intervention militaire pour contraindre les putschistes à céder le pouvoir, mais cette option n’a pas été mise en œuvre. Les États-Unis et l’Union européenne ont également suspendu une partie de leur coopération avec le Niger, conditionnant tout rétablissement à la libération de l’ancien président.

Près de trois ans après le coup d’État, la crise politique nigérienne reste sans issue claire. Le régime militaire, dirigé par le général Abdourahamane Tiani, affirme vouloir conduire une transition, mais sans calendrier précis. Les avocats de Bazoum estiment que cette situation fragilise davantage le pays, déjà confronté à des défis sécuritaires majeurs liés aux groupes armés dans la région du Sahel.

Pour ses partisans, Mohamed Bazoum est devenu le symbole de la lutte pour la démocratie au Niger. Sa libération est perçue comme une condition essentielle pour toute sortie de crise crédible. Les avocats, en portant l’affaire devant l’opinion publique internationale, cherchent à maintenir la pression sur les autorités militaires afin d’obtenir un geste en faveur du droit et de la justice.

Sources : DW News, Le Monde Afrique, ONU, CEDEAO (2026).

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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