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Delcy Rodríguez, présidente par intérim du Venezuela, a déclaré dans un entretien avec TIME que les prochaines élections se tiendront « lorsque le Venezuela sera prêt », conditionnant leur organisation à un consensus politique national et à la mise en place d’un cadre de coexistence démocratique. Elle a rejeté l’idée d’un report indéfini, affirmant que la transition repose sur un dialogue intersectoriel.
Le 3 janvier 2026, un raid militaire a conduit à la destitution et à la capture de Nicolás Maduro, ouvrant une nouvelle phase politique au Venezuela. Delcy Rodríguez, longtemps fidèle à Maduro, a été désignée présidente par intérim. Elle affirme que cette transition marque le début d’une « nouvelle ère politique » visant à réduire la polarisation et instaurer la paix civile.
Pas de calendrier fixé, elle insiste sur le fait que les élections ne peuvent être programmées selon un « chronogramme rigide » mais doivent découler d’un consensus entre acteurs politiques. Le pays sera « prêt » lorsque l’opposition et le gouvernement reconnaîtront collectivement la nécessité de régler leurs différends par des moyens démocratiques. Rodríguez nie que cette position serve de prétexte à une prolongation illimitée de son mandat, soulignant que la transition repose sur un dialogue entre plus de 30 secteurs politiques, économiques et sociaux.
Sur la transition : « Le 3 janvier a marqué un tournant. Nous devons corriger les erreurs du passé pour avancer vers un avenir de coexistence démocratique et de paix.Sur sa candidature éventuelle : Interrogée sur une possible participation à l’élection présidentielle, elle a répondu : « Je ne sais pas. »
Cette posture traduit une volonté de contrôler le rythme de la transition en évitant une précipitation électorale qui pourrait accentuer les tensions. Toutefois, elle soulève des inquiétudes quant à la possibilité d’un gel prolongé du processus démocratique, surtout dans un pays marqué par des décennies de crise institutionnelle et de méfiance envers le pouvoir. Les observateurs internationaux insistent sur la nécessité de garantir un calendrier clair pour éviter que la promesse de consensus ne devienne un instrument de blocage politique.





