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La lutte contre les boissons énergisantes et les produits nocifs s’intensifie au Togo. Le gouvernement veut également freiner la circulation des liqueurs frelatées et lutter contre l’usage abusif des médicaments afin de mieux protéger la santé des populations, notamment celle des jeunes.
Les autorités togolaises ont décidé de renforcer leur arsenal de prévention et de contrôle face à la consommation croissante de produits jugés dangereux pour la santé publique. Les boissons énergisantes, les liqueurs frelatées et l’abus de médicaments figurent désormais parmi les principales préoccupations des pouvoirs publics, qui entendent limiter leurs effets sur les populations.
Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à réduire les risques sanitaires liés à la consommation de substances pouvant provoquer des complications cardiovasculaires, neurologiques ou comportementales. Les jeunes et les adolescents, principaux consommateurs de certaines boissons énergisantes, sont particulièrement ciblés par les campagnes de sensibilisation envisagées.
Les autorités sanitaires rappellent que les boissons énergisantes, lorsqu’elles sont consommées de manière excessive ou mélangées à de l’alcool, peuvent entraîner des effets indésirables tels que des troubles du rythme cardiaque, de l’hypertension, de l’insomnie ou encore des problèmes de concentration. Elles recommandent une consommation responsable et déconseillent leur usage chez les personnes les plus vulnérables.
Le gouvernement entend également intensifier la lutte contre les liqueurs frelatées, régulièrement à l’origine d’intoxications parfois mortelles. Fabriquées dans des conditions non conformes aux normes sanitaires, ces boissons représentent un risque majeur pour la santé en raison de la présence possible de substances toxiques, notamment le méthanol.
Parallèlement, les autorités souhaitent endiguer le phénomène de l’automédication et de l’usage détourné de certains médicaments. La vente illicite de produits pharmaceutiques et leur consommation sans prescription médicale constituent un défi de santé publique. Les services compétents sont appelés à renforcer les contrôles afin de limiter la circulation de médicaments contrefaits ou utilisés de manière inappropriée.
Cette offensive devrait s’accompagner d’actions de sensibilisation dans les établissements scolaires, les centres de santé et les médias afin d’informer les citoyens sur les risques liés à ces pratiques. Les ministères concernés, en collaboration avec les forces de sécurité et les collectivités locales, devraient également accentuer les opérations de contrôle sur les marchés et dans les circuits de distribution.
À travers cette démarche, le gouvernement affiche sa volonté de protéger davantage la population contre les produits présentant un danger pour la santé. Les autorités espèrent qu’une meilleure réglementation, associée à une sensibilisation accrue et à des contrôles renforcés, permettra de réduire la consommation de ces substances et de préserver durablement la santé publique au Togo.Geoffroy AMEYA (Stagiaire)





