Togo : l’opposition publie un mémorandum contre la Constitution de 2024

Le mardi 25 août 2026, les partis politiques de l’opposition togolaise ont rendu public un mémorandum juridico-politique dénonçant la Constitution adoptée en mai 2024. Ce texte fondamental, qui avait remplacé la précédente Loi fondamentale, est depuis sa promulgation vivement critiqué par l’opposition et une partie de la société civile.

Selon ces acteurs, la réforme constitutionnelle constitue un instrument permettant au président Faure Essozimna Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005, de se maintenir indéfiniment à la tête de l’État. Les dispositions de la Constitution de 2024, notamment celles relatives à la durée et au renouvellement du mandat présidentiel, sont perçues comme une consolidation du pouvoir exécutif au détriment de l’alternance démocratique.

Le mémorandum publié par l’opposition met en avant plusieurs arguments :

Illégitimité politique : absence de consensus national lors de l’adoption du texte.

Verrouillage institutionnel : renforcement des prérogatives présidentielles au détriment des contre-pouvoirs.

Menace pour l’alternance : risque d’une présidence à vie, contraire aux aspirations démocratiques.

La société civile, qui avait déjà exprimé ses réserves en 2024, rejoint cette analyse en dénonçant une « confiscation du pouvoir » et en appelant à une mobilisation citoyenne pour défendre les principes républicains.

Le fossé se creuse entre institutions et citoyens. L’opposition cherche à rallier la société civile autour d’un front commun. La contestation pourrait fragiliser davantage le climat politique togolais.

Ce mémorandum relance le débat sur la gouvernance et l’avenir institutionnel du Togo. Il illustre la persistance d’une fracture politique autour de la question de l’alternance et du respect des principes démocratiques.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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