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La décision de la Cour de justice de la CEDEAO sur la réforme constitutionnelle de 2024 continue de diviser la classe politique togolaise. L’opposition y voit une opportunité pour instaurer une transition politique, tandis que le parti au pouvoir UNIR affirme que l’ordre institutionnel reste intact et que l’alternance doit se jouer dans les urnes.
Le débat politique togolais s’est intensifié après l’arrêt rendu par la Cour de justice de la CEDEAO concernant la réforme constitutionnelle adoptée en mars 2024. Pour une partie de l’opposition, cette décision confirme l’illégitimité des institutions issues de la Ve République et ouvre la voie à une transition politique.
Le 25 août 2026, plusieurs partis et organisations de la société civile ont signé un mémorandum réclamant une transition inclusive et un retour à la Constitution de 1992. Selon eux, l’arrêt de la CEDEAO qualifie la réforme de 2024 de « changement anticonstitutionnel de gouvernement », ce qui justifie la mise en place d’un processus de refondation institutionnelle.
Face à cette interprétation, le parti au pouvoir UNIR adopte une position diamétralement opposée. Le 31 août 2026, Kanka-Malick Natchaba, délégué national de la Jeunesse d’UNIR, a déclaré dans l’émission Club de la Presse que l’arrêt de la CEDEAO « ne remet pas en cause les institutions togolaises ». Selon lui, la décision invite simplement le pays à prendre en compte certaines conséquences de la réforme de 2024 pour les futures révisions constitutionnelles, mais ne prévoit aucune mesure contraignante imposant une transition.
Pour UNIR, les institutions actuelles restent légitimes car elles sont issues du suffrage des citoyens. Le parti insiste sur le fait que l’alternance doit se régler par les élections et non par une transition politique. « Les dirigeants actuels sont issus d’institutions dont les membres ont été élus », a rappelé Natchaba, rejetant l’idée d’un retour à la case départ.
Ainsi, deux lectures s’opposent, l’opposition estime qu’il faut une transition politique et surtout le retour à la Constitution de 1992, et pour UNIR, mouvance présidentiel, pour sa par maintien des institutions actuelles et recours aux élections pour l’alternance.
Cette divergence met en lumière une fracture politique majeure au Togo. D’un côté, l’opposition parle de crise institutionnelle et appelle à une refondation. De l’autre, le parti au pouvoir défend la stabilité et la continuité institutionnelle.
La question reste ouverte : faut-il engager une transition politique ou maintenir le cap vers les élections pour régler la question de l’alternance ?





