0076/HAAC/01-2023/pl/P
Le Burkina Faso a engagé une réforme majeure de son système éducatif avec l’entrée en vigueur, à la rentrée scolaire d’octobre 2026, de nouveaux programmes d’histoire, de géographie et d’instruction civique. Les autorités de Ouagadougou affichent une ambition claire : « décoloniser » les contenus enseignés afin de promouvoir une lecture davantage centrée sur les réalités, les valeurs et l’histoire nationales. [koaci.com], [fr.news.yahoo.com]
Selon le ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana, les anciens curricula accordaient une place insuffisante aux résistances africaines et véhiculaient parfois une vision jugée dévalorisante des peuples africains. Le gouvernement a donc procédé à une révision rapide des contenus pédagogiques, sous l’impulsion des autorités de la transition. [koaci.com], [ouragan.cd]
Concrètement, plusieurs chapitres considérés comme inadaptés ont été supprimés, tandis que de nouveaux modules mettant en avant les victoires historiques, les valeurs endogènes et les références nationales ont été introduits. La réforme prévoit également une évolution du vocabulaire utilisé dans l’enseignement. Certains termes hérités de la période coloniale sont désormais remplacés par d’autres expressions jugées plus conformes à la lecture historique défendue par les autorités burkinabè. [koaci.com], [pulse.ci]
Pour accompagner cette transition, un guide pédagogique a été distribué aux enseignants afin de faciliter l’application des nouvelles orientations dans les établissements scolaires. Les matières concernées sont principalement l’histoire, la géographie et l’instruction civique, disciplines considérées comme essentielles dans la construction de l’identité nationale et de la citoyenneté. [ouragan.cd], [sunujotaay.com]
Cette réforme s’inscrit dans une dynamique plus large de réaffirmation de la souveraineté culturelle et intellectuelle portée par les autorités burkinabè. Pour ses promoteurs, il s’agit de permettre aux élèves de mieux connaître leur propre histoire et de développer un regard critique sur les récits hérités de la colonisation. Ses détracteurs, en revanche, s’interrogent sur les risques d’une réécriture orientée de l’histoire et sur les implications académiques d’un tel changement. [fr.news.yahoo.com], [ouragan.cd]
Sources : KOACI, Yahoo Actualités / Deutsche Welle, AFP. [koaci.com], [fr.news.yahoo.com], [ouragan.cd]









