Bénin/Akassato : quatre policiers impliqués dans un scandale de corruption, deux écroués et deux en cavale

Un scandale secoue la Police républicaine au Bénin. Quatre agents en poste au commissariat d’Akassato sont impliqués dans une affaire de corruption qui a pris des allures d’évasion spectaculaire. Deux d’entre eux ont été placés en détention provisoire, tandis que les deux autres ont réussi à prendre la fuite lors de leur transfèrement vers la Brigade économique et financière (BEF).

Tout commence avec l’interpellation d’un individu identifié comme R. Farid. Son téléphone aurait révélé des éléments à caractère délictuel. Mais au lieu de poursuivre la procédure judiciaire normale, certains agents auraient négocié un arrangement financier avec le suspect, lui permettant de repartir libre. L’affaire aurait pu s’arrêter là, mais une dénonciation est venue bouleverser le cours des événements benin-news.bj.

Les quatre policiers mis en cause ont été placés en garde à vue à la BEF avant d’être présentés au procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Deux agents, dont une femme, ont été écroués. Les deux autres, profitant d’un moment de transfèrement, ont pris la fuite et sont désormais activement recherchés par leurs collègues lepatriotebenin.com.

Selon plusieurs sources médiatiques, les noms de Layissi I., Koumakpaï R., et du SBCP Alahassa L. apparaissent dans le dossier. Le quatrième agent reste introuvable côté enquête. Les mis en cause auraient reconnu les faits et remboursé les sommes perçues, mais ce geste tardif n’efface pas l’infraction. La hiérarchie policière a décidé de maintenir la procédure judiciaire palabreauquotidien.bj.

L’évasion des deux agents lors de leur transfèrement alimente les conversations. Ironie du sort : des policiers recherchés par leurs propres collègues. Cette fuite met en lumière des failles dans la discipline et la rigueur des escortes, et relance le débat sur l’intégrité au sein des forces de sécurité.

Au-delà de l’affaire elle-même, ce scandale rappelle une évidence : l’uniforme protège la loi, mais ne protège pas ceux qui la marchandent. L’interpellation et l’emprisonnement de fonctionnaires de police républicaine sonnent comme un rappel à l’ordre sec et sans détour. La CRIET devra juger les agents écroués dans les prochaines semaines, tandis que les fugitifs sont activement traqués.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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