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Un fait divers retentissant secoue le Burkina Faso. Selon un communiqué officiel du Procureur du Faso, l’ancien ministre des Infrastructures, Adam Luc Sorgho, a été victime d’un vol spectaculaire à son domicile.
D’après la déposition de la victime, Étienne Zoungrana, soldat affecté à la protection des hautes autorités et chargé de sa sécurité personnelle, se serait introduit dans sa chambre et aurait emporté la somme de 378 millions de francs CFA, soigneusement conservée dans un placard. Des chèques bancaires ont également disparu lors de l’incident.
Un petit coffre-fort présent sur les lieux a fait l’objet d’une tentative d’effraction, mais sans succès. Le Procureur du Faso a immédiatement ordonné l’ouverture d’une enquête et lancé un avis de recherche contre le suspect, actuellement activement recherché par les services compétents.
Cette affaire soulève de nombreuses interrogations sur la sécurité des personnalités publiques et sur la confiance accordée aux agents affectés à leur protection. Le fait qu’un soldat, censé assurer la sécurité d’un ancien ministre, soit lui-même impliqué dans un vol d’une telle ampleur, met en lumière les défis persistants liés à la discipline et à la moralité au sein des forces de sécurité.
Au-delà du scandale, ce vol met en exergue la problématique de la conservation de fortes sommes d’argent liquide dans les domiciles privés, une pratique qui expose les personnalités à des risques accrus. Les observateurs estiment que cette affaire pourrait relancer le débat sur la transparence financière et la sécurisation des biens des responsables publics.
Le Burkina Faso, déjà confronté à des défis sécuritaires majeurs, voit ainsi son image ternie par un incident qui mêle haute autorité, argent liquide et trahison au sein des forces de protection. L’enquête en cours devra déterminer les circonstances exactes de ce vol et établir les responsabilités, tandis que le suspect reste introuvable.





